Florilège
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3 juillet 1971 – 3 juillet 2011 (40ème anniversaire de la disparition de Jim Morrison)
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Dans la tanière du loup
Il y a quelques temps, j’ai livré ici un post désabusé concernant la politique, suite à la montée de la France bleu Marine. J’étais exaspérée au point de dire qu’ils donnent le pouvoir à ce parti dont ils rêvent tant. Moi je m’en fichais, déçue. Je ne suis pas déçue du FN, mais déçue des français qui semblent de plus en plus nombreux à le soutenir, à le déclamer haut et fort. Eh bien, mes chers compatriotes, comme Sarkozy veut nous le faire croire, « j’ai changé ».
De l’eau a coulé sous les ponts. Ma déception s’est transformée en rage et en combattivité. J’ai pris ma carte au parti socialiste, et j’ai décidé de voter aux primaires et de m’investir. Non, je ne leur laisserais pas la place, la France ne leur appartiens pas. Oui, il y a des critiques à faire à gauche, mais selon moi, rien de commun avec celles que l’on peut et doit faire à droite qui a saccagé la France et a contribué à créer ce climat détestable.
A l’origine de mon réveil aussi, un livre. Il m’a beaucoup remué et je pense qu’on devrait le faire étudier aux élèves de collège tant il nous renvoie vraiment à nous-mêmes, notre place dans la cité. Il s’agit du livre de Traudl Junge « Dans la tanière du loup ». Traudl, c’est la secrétaire de la chancellerie du Reich à partir de 1942, puis secrétaire personnelle d’Adolf Hitler de 1943 à la fin de la guerre. Alors qu’elle rêve d’une carrière de danseuse, pendant la guerre, elle est contrainte de mettre ses espoirs entre parenthèses et par un jeu de relation, ce poste de secrétaire se présente à elle. Elle passe un entretien accompagnée de cinq autres filles. Ce sera elle qui sera retenue. Après la guerre, elle est capturée par les soviétiques, et dès qu’elle recouvre la liberté, en 1947, elle se met à écrire ce livre quasiment d’une traite. C’est ce qui est très intéressant d’ailleurs, car elle écrit son expérience à un moment où Hitler n’est pas encore diabolisé comme il l’est aujourd’hui. Cela rend son témoignage plus authentique et fidèle à son expérience.
Elle raconte son quotidien de secrétaire, la personnalité charmante d’Hitler lorsqu’il est dans un cadre mondain, sa bienveillance vis à vis d’elle, mais aussi sa mégalomanie. Par exemple, elle rapporte que Hitler dit un jour à table « Je n’ai pas envie d’avoir un enfant, car il est très difficile d’être un enfant de génie ». Elle parle de son rôle, administratif, mais qui consiste surtout à distraire le Führer qu’elle ne voit donc que dans un cadre privé : pour un thé, pour partager ses repas accompagnée d’autres femmes et hommes de maison, notamment d’Eva Braun, la compagne d’Adolf Hitler, pour une promenade.
Elle le trouve charmant, charismatique, et l’admire. Mais elle ne sait rien de sa politique. Lors de leurs moments de détente, il n’est jamais question de politique. Les convives, qu’il s’agisse de Goebbels ou Himmler, ne parle jamais des camps ou de la guerre dans ces circonstances.
Eva Braun et Adolf Hitler
Elle a eu honte de son récit toute sa vie. Est-elle innocente car elle ne savait pas, ou est-elle coupable de n’avoir pas su ? On la voit également au début et à la fin du film « La Chute », sorti en 2004 et largement inspiré du témoignage de la secrétaire concernant la vie dans le bunker et les derniers jours d’Hitler. Certains historiens ont apparemment jugé peu crédible le fait qu’elle ne savait rien de la solution finale, mais personnellement je la crois sincère. Premièrement car les nazis n’ont jamais communiqué officiellement sur les camps de concentration et encore moins les camps d’extermination. La Solution finale est une formule trouvée dans le peu de documents nazis demeurant après la guerre, et jugée par les historiens des dizaines d’années plus tard comme une désignation du projet d’extermination des juifs, tziganes, homosexuels, communistes et handicapés, mais en 1940, si quelqu’un disait « La solution finale », personne n’aurait pu y prêter attention. Ce serait comme dire « Le projet final » aujourd’hui.
Ce livre m’a plu car il m’a déstabilisé et fait réfléchir. Je me suis mise à la place de la secrétaire, et je ne la considère pas comme un bourreau, mais pas comme une victime non plus. C’est très compliqué. Parfois, en lisant ce qu’elle écrivait, j’avais envie de la secouer, et je me disais « mais comment peut-elle être si endormie ! ». Et puis, je ne pouvais m’empêcher, quelques lignes plus tard, de me dire qu’elle n’avait que 22 ans au moment où elle accepte ce poste, et que c’est trop facile de juger, des dizaines d’années plus tard. Je trouve aussi son témoignage courageux. Toute sa vie, elle n’a eu de cesse de donner des interviews, certes pour raconter un autre Hitler qui tranche avec l’imagerie du Führer excité en plein meeting politique, mais pour dire aux générations futures de se méfier. Elle, ne connaissait que le Führer drôle, charmant. Elle s’y fiait complètement et ne savait pas quel bourreau, meurtrier de masse se cachait derrière ces sourires, cette bienveillance. Quand j’ai acheté ce livre sur un site de ventes d’occasions, je lisais les commentaires de certains internautes. Il y en avait qui trouvait que c’était du voyeurisme, d’autres confiaient se sentir un peu « honteux » de le lire. Personnellement, je suis très contente de l’avoir lu. Je n’ai ni honte de l’avoir lu, ni honte d’avoir vu « La Chute ». Il y a encore trop de tabous lié à cette période de l’Histoire qu’on a sanctifié à cause des horreurs. Hitler est qualifié de démon. Pourtant, c’est un humain. Lorsque le film « La Chute » est sorti, des journalistes critiquaient même le fait qu’il « humanisait » Hitler ! Pourtant, c’est un humain. Ca fait mal à nos idéaux, ça fait mal à notre égo d’animal civilisé, ça fait mal aux religions, ça fait mal, et pourtant, c’est un humain qui a fait ça, il n’y a qu’un humain pour pouvoir faire ça, qu’on se le dise, et qu’on en soit plus vigilant à l’avenir. Je reprends donc à présent ma combativité car je ne veux pas vivre comme Traudl Junge jusqu’à la fin de ma vie, avec ce sentiment de culpabilité terrible de n’avoir pas su, pas agi. Hitler a été élu démocratiquement. Même si les lois antisémites se multipliaient, il n’avait pas dit la vérité sur ce qu’il ferait. C’est à nous d’agir. Non, la France ne sera pas bleu Marine en 2012. Et si elle devait malgré tout le devenir, ma fleur rose luttera tout de même jusqu’au bout.
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Un monde de plus en plus dangereux (comme la bactérie)
Mais où est passé Xavier Dupont De Ligonnès ? Cet homme de « bonne famille » qui aurait trucidé sa famille avant de se volatiliser ? Les journalistes nous disent ce matin qu’il est introuvable depuis un mois et demi. Serait-il mort ? Aurait-il par hasard croisé la route de la sanguinaire et dangereuse « bactérie tueuse » au détour d’un coupe-gorge ? Ce serait l’arroseur arrosé, avouez. Lui qui aurait tout préparé pour supprimer les siens, faire disparaître les corps dans le jardin, alors qu’il sifflotait tranquillement en route vers la liberté, soudain…. Il ne l’avait pas vue venir celle-là… une bactérie l’attendait au carrefour armée d’un AK 47, le visa et le tua instantanément. Elle rigole pas la « bactérie tueuse ». A chaque victime, elle lance même sa petite carte Cat’s Eyes, signée « Amicalement, Bactérie Tueuse ».
A moins, à moins… que dépassé par toutes ses dettes, il n’ait finalement décidé tout simplement de se mettre au RSA pour vivre comme un Prince, que dis-je… comme un Roi. Grâce à ce pactole de 460, 09 euros par mois, il peut enfin se la couler douce, sous les cocotiers, quelque part dans un palace 5 étoiles. Comment n’y avait-il pas pensé avant ?
Ou alors… Peut-être a-t-il été victime de ce « nouveau jeu » adolescent… Vous savez… La bagarre. Les ados ont attendu 2011 pour inventer la bagarre, vous imaginez un peu les fripouilles ! Ah, ma pauvre dame, de mon temps, les cours d’école étaient un havre de paix et les blousons noirs étaient des Bisounours qui distribuaient des hugs dans la rue.
Mais… Peut-être qu’il n’en est rien. Maybe « XDL » est tout simplement en vacances à New York, posté discrètement devant la résidence de Chtrauss-Kahn (son nouveau nom) au milieu des journalistes qui étirent à l’infini les maigres infos dont ils disposent « Oh on voit DSK qui a l’air déterminé… Fatigué mais déterminé… Avec Anne Sinclair qui lui tient le bras et a l’air déterminé, impassible face aux cris des femmes de ménage, qui soutient son mari, qui a du courage, qui est forte, qui fait face, qui… (quelqu’un a un dictionnaire des synonymes sous la main là ? J’ai encore 5 minutes d’antenne) ».
Ou enfin, peut-être s’est-il supprimé depuis longtemps. Il faut dire qu’à un an des élections, le paysage médiatico-politique devient particulièrement grave et répétitif. Chaque jour sont relayés avec zèle les mêmes faits-divers, de braquages, d’ados qui se mettent sur la gueule, de disparitions inquiétantes, qui donnent le sentiment effrayant aux français que tout est de plus en plus grave dans ce pays. Il n’y a qu’à lire les commentaires effrayés, révoltés, racistes sur les sites des quotidiens. Un jour ma sœur m’avait dit : « C’est bizarre quand il se passe quelque chose, le lendemain, ça recommence, comme par hasard ». Ouais, comme par hasard. Sauf que le hasard ici s’appelle scoop, vendre du papier, vendre de l’info. Des ados qui frappent comme des cons leur camarade, c’est nul. Par contre, ça fait plus sensationnel si on ajoute que c’est un « phénomène de société », que c’est « nouveau », ou encore « historique » comme on l’a lu à propos de DSK. Un homme politique qui n’en était plus tout à fait un puisqu’il vivait comme un PDG à Washington qui est accusé d’agression sexuelle, c’est sûr que c’est aussi important en impact que l’abolition de l’esclavage, la création de l’OCDE, ou le Choc Pétrolier. On en reparlera dans les livres d’école dans 2000 ans bien sûr, comme de la bactérie tueuse ou des ados agressifs… A moins que cela ne soit d’ici là encore nouveau, à nouveau.
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Résidents, résidents de la République
L’actualité de ces derniers jours est agitée, alors entre deux papiers à régler, je fais un détour par ici pour m’exprimer ici sans retenue comme j’ai l’habitude de le faire.
Vous avez assisté comme moi aux polémiques autour du sondage de Marine Le Pen, de son carton programmé aux présidentielles. Autour de nous, chacun réagit comme il peut. Il y a ceux qui sont effarés “On va tous mourir!”, il y a ceux qui ont envie de révolte et prépare leurs souliers pour le 1er mai prochain comme il y a 9 ans quand son pôpa était au 1er tour. Il y a ceux qui sont contents, forcément. Et puis, il y a moi, qui… s’en fiche.
Quoi ?? Que m’arrive-t-il ? Non, ce n’est pas un troll, c’est bien moi. Simplement, après un déchainement de stigmatisations à l’encontre d’une population, toujours la même, depuis 10 ans maintenant, avec du Guéant dans toute sa splendeur qui critique le fait que les français ne se sentent plus chez “eux” mais à qui il faut rappeler urgemment les origines de son chef ainsi que de son épouse, avec du Zemmour condamné mais je continue d’être grassement payé grâce à vos impôts pour insulter une catégorie de français, avec un Ministre d’Etat condamné pour injures raciales, après l’affaire des Roms et des Mercédès, après un projet de destitution de nationalité qui me traumatise et me fait mourir de rire en même temps, ben…
….
…
Comment vous dire ?…
Après tout cela, c’est simple, je m’en fous de ce qui adviendra. Ce déchainement immonde a défiguré l’image que je me faisais de la France. Et puis, quand on y pense sereinement, les français on les comprend, ils ont voté pour une contrefaçon, pourquoi leur en vouloir de souhaiter l’original ? Les pauvres s’étaient fait flouer. Ils avaient voté pour le Karcher et l’insécurité n’a jamais été aussi forte. Ils ont voté pour la revalorisation de leurs petites retraites et pour leur pouvoir d’achat et ils ont eu le droit de baver devant la vitrine du Fouquets. Et surtout, ils ont voulu qu’on décapite les immigrés ces terroristes qui mettent des bombes, qui mettent des burqas et qui s’intègrent pas, qui mangent Hallals, qui vont vous hallalisés, burqaïsées, mais bah… Ils sont toujours là se disent-ils !
Alors voilà, moi je dis, à un moment donné, on va peut-être cesser d’être dans le fantasme, non ? L’idée d’avoir Marine à la tête de l’Etat ne m’effraie plus. Ne me choque plus. Tout simplement parce que lorsque je regarde les choses avec recul et objectivité, il me semble qu’elle incarne la France d’aujourd’hui. Dans laquelle des millions de gens ne se reconnaissent pas bien heureusement, dont moi, mais je ne nous sens plus en majorité. C’est une sensation étrange ça. Ca s’appelle juste la démocratie, mais ça vous donne un curieux sentiment d’être étranger en son propre pays.
Ce qui me choque n’est pas que le FN prenne la tête de ce pays, car après tout, on a les dirigeants qu’on mérite. Ce qui me choque, c’est que les gens n’aient pas été choqués de ce qui se passe en France depuis 10 ans. De cette montée du racisme, qui s’affiche de manière dégueulasse et décomplexée, qui s’invite dans les plus hautes sphères de l’Etat, par des élus ! On les a élus pour se faire insulter, et ça se dit républicains ça ?
Martine Aubry m’a fait rire hier soir quand elle disait que le FN n’était pas républicain. Y’a des phrases comme ça, issues de la pensée unique, que l’on entend à tort et à travers et qui ne choque plus tellement on les entend quotidiennement. Mais lorsque l’on s’arrête dessus, on s’aperçoit que c’est un vide argumentaire derrière. Qu’ils nous disent en quoi le FN n’est pas républicain et eux oui ! Le FN, avec tout le dégoût qu’il m’inspire, n’est qu’un parti comme les autres, il faut arrêter de mentir aux français pour les effrayer car on a bien vu que la technique de la diabolisation ne marche pas ! Alors regardons les choses en face. Parce que lorsque je le fais, je m’aperçois que ce qui m’avait mis les larmes au premier tour en 2002 et qui me désensibilise totalement aujourd’hui, c’est au travail de Sarkozy que je le dois. Il a tellement mené une politique de haine, antisociale, antifrançaise, que c’est vraiment suite à son passage que je peux dire « Marine ? Même pas peur ». Parce que je vous le dis, droite et extrême droite, c’est la même chose. Si on a survécu à Sarkozy, ben on survivra à Marine Le Pen. Elle a très bien réagi quand elle a proposé une carte d’honneur à Guéant. Et si le PS, tout timoré, n’ose pas le dire clairement, c’est par simple calcul politicien. Il faut que nous restions les deux grands pôles droite-gauche pour n’avoir qu’une chance sur 2 d’être élu. 1 chance sur 3, ça commence à devenir chaud… Idem pour l’UMP, qui s’accroche à ses « branches républicaines » parce qu’il sent bien que l’arbre prend l’eau. A force d’avoir copié, ils se sont fait prendre à leur propre piège. C’est ironique et comique en même temps de les voir se débattre ainsi. Ca a marché une fois le coup de la contrefaçon fasciste, mais ça ne marchera pas deux fois.
Pourquoi le FN n’est pas un parti républicain ? Si quelqu’un peut me le dire… ben il peut me le dire.
Il me semble qu’il suit les mêmes procédures que les autres, que c’est un parti dans lequel nombre de français se reconnaissent, que son but est le même que les autres partis à savoir le pouvoir et qu’il ne prend pas les armes pour y parvenir. Il suit la voie électorale, comme les autres. Une fois au pouvoir, il ne changera pas la Constitution. Ce n’est pas un parti royaliste que je sache.
Bon il rétablira la peine de mort, interdira l’avortement, renverra les femmes à la maison pour éduquer les gosses pour faire de bons citoyens et palier le chômage, quittera l’Europe et repassera au Franc. Mais la République ne l’interdit pas !
En revanche, ce que la Constitution de notre Vème République inclut, c’est que la République ne fait pas de différences entre ses citoyens en fonction de leur sexe, origines, et croyances religieuses. Quelque chose que Ni Hortefeux, ni Claude Guéant qui distingue les « vrais français qui seraient « chez eux » quand d’autres de la même nationalité ne le sont que sur les papiers, ni Sarkozy qui propose de destituer des citoyens de seconde zone de leur nationalité, fait des circulaires sur les Roms comme des délinquants en Mercédès, n’ont respecté ce pacte. Il n’est donc pas, à mes yeux, plus républicain que le FN. Et le PS ne l’est pas davantage pour moi car il ne s’est pas insurgé plus que cela de ce qui s’est passé au cours de ces derniers mois. Que des non-républicains trouvent que d’autres ne le sont pas n’est pas crédible.
On combat un parti pour ses idées, pas sur un fantasme. Le fantasme du FN diabolique, qui y croit encore ? Plus personne à part Martine Aubry, Cécile Duflot, Copé, Sarkozy… Les dinosaures quoi. Cette période de déclin en France, de politique de gouttières n’a que trop durer et si le prix à payer pour que cela cesse est que le FN vienne au pouvoir leur montrer leur incompétence et mettre le pays encore plus dans la merde, eh bien soit. Au moins, il n’y aura plus cette idéalisation de l’intransigeance à la FN dont les gens rêvent tant. Peut-être qu’après seulement, on pourra respirer à nouveau ensemble un jour.
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Du grand journalisme !
N’essayez pas de proposer au Point un papier sur le chômage des jeunes ou des séniors ou d’autres problèmes qui touchent de près la vie des français, car ça ne passe pas en général. Par contre, la polygamie des noirs, vous savez ces sauvages qui font golo-golo à plusieurs, ça, ça plaît à ces “journalistes”. J’aimerais juste qu’on fasse un petit sondage sur le nombre de maîtresses et de poufs que ces mecs s’envoient à côté de leur épouses officielles, mais ça, avant de lire un papier dessus, hein… Et puis, ils sont blancs ces mecs et français “vrais de vrais”. Alors, tout de suite, la polygamie est moins choquante. C’est fait avec raffinement, dans un hôtel 4 étoiles, pas dans une cité HLM. Avec quelques dollars de plus, c’est sûr que ça n’a tout de suite plus rien à voir. Cela justifie donc non seulement un énième papier sur le sujet, intitulé “Un mari, trois épouses” mais cette fois, encore mieux, en inventant des faits ! Faire une description physique fictive d’un faux témoin (scarifications), ne pas rencontrer la personne que l’on interviewe pour vérifier l’existence de cette personne et même inventer des infos que l’on publie, là, on atteint des sommets ! Cette description est le reflet d’un mépris vis à vis de son interlocuteur et de son lecteur. Sans doute ce journaliste s’est-il dit que de toute façon, cette mama africaine ne sait pas lire et ne découvrirait donc jamais ces affabulations. Quant au lecteur, désormais habitué à ce genre de sujets très à la mode (polygamie, roms et leurs mercédès, islamisation…), la description physique serait très fidèle à ce qu’on lui répète à longueur de journées.
Bon, en même temps, on savait déjà que Le Point était un torchon du pouvoir et de désinformation. C’est vrai, c’est pas dans Politis ou Fakir qu’on a lu ça, donc le choc est moindre je vous l’accorde. On sait aussi qu’il n’y a pas d’instance qui régule le journalisme en France, et que son code de déontologie est juste là pour faire joli. Mais quand même les mecs, essayez au moins de justifier vos salaires, merde.
Edit : Le Point étouffe l’affaire en publiant cette réponse intitulée Comment nous nous sommes fait piéger . C’est très comique. Donc en gros, les journalistes sont les victimes de “quelqu’un qui voulait régler ses comptes avec les médias”. Sauf que s’ils avaient un tant soit peu fait leur job, cela ne serait jamais arrivé.
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En attente d’attentats ?
Après le passage remarqué de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa au sommet de l’Europe, souhaitant poursuivre son infâmante politique visant à expulser, parmi les gens du voyage des camps illégaux, « en priorité les roms », après les couaks entre un Sarkozy qui entend des voix allemandes ou une Angela Merkel qui n’assume pas publiquement ses propos, depuis ce matin, on se lève tous avec une nouvelle qui tombe comme un cheveu dans la soupe : nous sommes visés par le terrorisme.
C’est vrai qu’il y a quelques jours, on avait vu venir le coup avec la Tour Eiffel et ses « 25 000 personnes évacuées », comme on disait sur BFM TV, avant de se calmer une heure après et rectifier en « 2 000 badauds ». Y’a eu Saint-Michel aussi. Et puis, c’est vrai aussi que les terroristes, quand ils veulent frapper, ils envoient toujours des fax et des e-mails avant d’agir, histoire de se faire repérer. Mais admettons. On essaie de se renseigner, on lit le journal, on regarde les infos par ci par là, en attente d’infos. Le problème, c’est que le journaliste a beau tendre le micro à tel expert en terrorisme ou au soldat Hortefeux toujours sur le front quand il s’agit de parler insécurité, banlieues, émeutes, taser, flashball et j’en passe, eh bien on ne comprend toujours pas sur quoi il se base pour énoncer ce genre d’ « information », pardon de désinformation, et nous sommes donc, au regret encore une fois de devoir hurler à la supercherie.
C’est pas qu’on a plus confiance en ces hommes politiques qui trafiquent les chiffres sur la délinquance, qui font des raccourcis dangereux et racistes entre roms et délinquance, et immigration et délinquance, et en leur échec monumental en matière de sécurité (des chiffres en hausse depuis 2002)… Mais quand même. Quand on entend Hortefeux nous dire qu’il y a une menace terroriste et que nous restons donc en Vigipirate rouge. On a envie de dire à Brice « Je sais pas si t’as lu la circulaire, mais ça fait juste depuis 2005 qu’on y était… ». Et quand les médias nous parlent d’une supposée algérienne qui envisage de se faire sauter dans Paris, ben c’est bizarre, j’ai beau habiter Paris, j’ai juste envie de rigoler. Si on a envie d’arrêter une potentielle kamikaze, c’est une super idée que de lui annoncer par le biais des médias qu’on est à sa poursuite. Rien de mieux pour dissuader quelqu’un, pas vrai ?
Ils sont comme ça les mecs de notre gouvernement. Ils aiment bien communiquer. Pas sur les retraites, pas sur les délocalisations et suppressions de postes, pas sur les 679 millions de cadeaux du bouquet fiscal à nos amis les millionnaires et milliardaires, pas sur les suppressions d’allocations aux parents d’élèves absentéistes, pas sur des circulaires RACISTES ou le chômage, en revanche, pour distiller la PEUR dans la société française, ça, ils sont au taquet les Brice et Nicolaï. Et après avoir tout essayé, hélas, il faut bien se rendre à l’évidence : le bilan de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa est un échec cuisant sur tous les points. Toutes ses promesses (hausse du pouvoir d’achat, revalorisation des petites retraites, zéro SDF, travailler plus pour gagner plus, et bien sûr, son crédo numéro 1 : le karcher, les bandes, les jeunes etc.) : ont fini à l’eau. Il a bien floué ses électeurs. Je n’en fais certes pas partie, mais pour ceux là, j’espère qu’ils se rendent compte de la réalité. Il n’y a jamais eu autant de pauvres en France. Je le vois, dans le métro, dans la rue, partout, cette hausse est visible à vue d’œil. Les gens se détestent, chacun se renvoyant un stigmate à la figure, et ce gouvernement dangereux y est pour beaucoup. Les acquis sociaux disparaissent les uns après les autres. De plus en plus de pauvres qui s’appauvrissent, et des riches qui s’enrichissent, voilà la France fabriquée par Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa. Et le voilà, à New York en ce moment en train de faire un discours contre la pauvreté, on est morts de rire. Il n’a qu’à taper chez Mamie Bettencourt, dont la fortune est équivalente aux PIB d’une 20aine de pays d’Afrique réunis.
Ce hongrois d’origine, qui a eu le culot, l’indécence, la traitrise en rapport à son propre parcours, et l’innovation puisqu’aucun président de la république française n’avait osé avancer une telle proposition, de suggérer la déchéance de nationalité à des citoyens considérés dorénavant officiellement comme étant de seconde zone. Concernant cette loi, aussi anticonstitutionnelle que celle de l’interdiction de la burqa, en admettant que le Conseil Constitutionnel la laisse passer, il ne faut rien craindre sur le fond mes amis. Comme à son habitude, cette mesure est une loi bidon et inapplicable mais qui est plus dangereuse par ce qu’elle dit de notre société, divisée entre les vrais et les faux citoyens, puisqu’elle vise les personnes ayant acquis la nationalité française depuis moins de 10 ans qui tireraient sur les forces de l’ordre. Or, dans les faits, tout le monde sait que ce ne sont pas les « blédards » qui tirent sur les policiers. Doit-on préciser que lorsqu’un policier abat de sept balles un gitan, non seulement, il garde sa nationalité, mais en plus, il est acquitté ? Bref, une mesure inapplicable, mais qui vise encore une fois à flatter les électeurs d’extrême droite. Toujours la même recette : plus de peur pour plus d’électeurs. Et les banlieues, le karcher, ça devient du réchauffé. Prochaine arme de guerre, le terrorisme ? Après tout, ça change quoi ? Ca fait depuis 2002 qu’on est terrorisés.
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Sièges déjectables
Il y a un an, les médias français se faisaient écho de la presse britannique en révélant les fameuses affaires de notes de frais. Des croquettes pour chiens aux confiseries en passant par d’exorbitants remboursements injustifiés (50 000 euros pour le secrétaire d’Etat au Trésor David Laws), en plus du scandale national, de nombreuses démissions suivirent. Une fois qu’ils avaient été pris la main dans le sac, c’était pour tous ces députés et ministres, la suite logique.
Chez nous aussi, parfois, la corruption, l’abus de pouvoir et autres combines politico-financières, ou du moins leurs révélations publiques, entrainent la démission de l’homme en poste. Souvenez-vous du Ministre de l’économie Hervé Gaymard, qui vivait avec ses huit enfants et son épouse dans un charmant 600 m2 et son loyer de 14 400 €/mois entièrement financé par l’Etat, tout en louant son appart parisien de 200 m2. En plus de rendre les clés et rembourser les loyers, il démissionnera dix jours après le scandale. Plus récemment, Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération et la francophonie, soupçonné d’avoir bénéficié d’un permis de construire illégal, préfère raccrocher. C’est encore le cas de Christian Blanc et ses fameux cigares sur le compte de l’Etat.
Bref, de scandales en scandales, quand on est pris en flagrant délit, en général les ministres ne tiennent pas longtemps face aux pressions médiatiques et politiques. Et puis depuis presque trois mois, il y en a un qui a décidé de défier tout le monde. Avant de partir en vacances, on en entendait parler, et à notre retour, on s’aperçoit non sans étonnement que non seulement, il est toujours en poste, mais en plus qu’il continue, tranquillement avec sa voix zen et son regard qui transpire l’innocence et presque l’ingénuité, de répondre aux journalistes. Cet homme, vous l’avez deviné, c’est Eric Woerth.
On se demande alors s’il bénéficie des services d’un coach spécial en coulisses, vous savez une sorte de « Mickey » pour Rocky Balboa, qui lui demande de garder « l’œil ingénu » en toutes circonstances. On est parti en vacances en pleine affaire Bettencourt, et on en revient en pleine Légion d’honneur. La femme du Ministre gère la plus grosse fortune de France, il y a eu des lettres, des révélations, des perquisitions, des auditions… Mais le Ministre est toujours en poste, tranquillou. Pour seules explications, peuple français, nous aurons droit régulièrement à la lecture de communiqués annonçant que « Fillon réaffirme sa confiance à Eric Woerth », et tout à l’heure, le président Sarkozy en fait de même. Une formule toute simple qui présente l’avantage de tasser la poussière sous le tapis. Quand la confiance prend le dessus sur les faits. Comme si nous attendions du président et du premier ministre d’aimer, de soutenir, de croire en la sincérité, voire d’éprouver une grande amitié à l’égard de son personnel. Du coup, on se dit que c’est vraiment dommage pour Gaymard et les autres : S’ils avaient su que tout était une question de confiance et de copinage, ils auraient penser à souper plus souvent chez leurs patrons les samedis soirs.
EDIT 14h47 : Sarkozy vient de déclarer que la remise en liberté du braqueur présumé du Casino d’Uriage-les-bains est “difficilement compréhensible”. Le président n’a pas trop confiance sur ce coup là je crois… Pourtant, c’est dingue, moi j’ai autant confiance en ce braqueur qu’en Woerth.
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