juillet 8, 2009

Hommage à Michael Jackson : débriefing personnel

Alice Antheaume de 20minutes.fr publie un extrait des parutions anglo-saxonnes sur l’hommage planétaire rendu à Michael Jackson hier. Vu le niveau de mon anglais, je vais me baser sur cet article pour donner mon point de vue. Certains tabloïds sont restés fidèles à eux-mêmes en critiquant tout ce qui peut toucher de près ou de loin MJ. Mais même si certaines critiques frisent le ridicule, je crois que je les préfère à ceux qui ont passé leur vie à le dénigrer pour retourner leur veste de façon prodigieuse, une fois qu’ils ont compris ce que l’artiste représentait pour le monde, et surtout ce que parler de lui pouvait leur apporter.


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Il y a ceux qui dénigraient, et puis il y avait aussi ceux qui connaissent Michael Jackson depuis le 25 juin 2009. Alors ils ont beau avoir lu des tonnes de dossiers de presse préparés par des stagiaires, mais que voulez-vous, on ne rattrape pas 40 ans de carrière en une semaine. Du coup, cela donnait des choses intéressantes du côté des présentateurs français. Je vous jure, c’était comique de voir Jean-Claude Narci sur TF1, Elise Lucet et Christian Audigier sur France 2 commenter l’évènement. Leur connaissance de l’artiste… aïe comment vous dire. Entre JC Narci qui nous présente Berri Gordy, fondateur de la Motown quand même, comme « un pasteur », ou encore Christian Audigier qui se présente comme le meilleur ami de Michael sous prétexte qu’il l’a croisé 1 minute 30 le jour de ses 50 ans, c’était trop mar-rant je vous dis. Il a même été jusqu’à dire qu’il était invité aux obsèques par la sœur de MJ, mais qu’il a refusé car il préférait commenter sur France 2. C’était à mourir de rire. Même Voici lui a consacré un article, c’est dire. Mais comme le but de la manœuvre, c’était d’abord de rendre hommage à Michael, plutôt que de se fendre la gueule, j’ai décidé de me rendre sur la TNT, et précisément i-télé. Le problème, c’est qu’il fallait se concentrer pour voir quelque chose : 95 % de l’écran étaient envahis par des bandeaux.

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En haut à droite : Michael Jackson, à gauche : l’heure, la chaîne, (le calendrier, la météo, qualité de l’air, hot line…) le fait que c’est en direct (ah bon ?), en bas : le Cac 40 (of course), et « hommage à Michael Jackson ». On pensait que c’était fini, mais plus haut encore : « Obsèques de Michael Jackson » (Sérieux ? Je pensais qu’on enterrait Kennedy moi aujourd’hui). J’ai finalement opté pour France 4 avec son écran épuré.

J’ai regardé l’hommage en entier. Comme tout un chacun, j’ai versé ma petite larme. Ce qui m’a le plus émue, c’est le petit film regroupant des moments forts de sa carrière, là je crois que j’ai enfin réalisé qu’il était vraiment mort. Le témoignage de sa fille m’a tellement touchée que j’aurais presque préféré ne pas l’entendre. Ce qu’elle a du faire du haut de ses 11 ans, elle qui n’a pas perdu le King of pop mais son père, j’aurais préféré ne pas y assister, c’est trop personnel. Mais en même temps, peut-être que c’est elle qui a émis le souhait de rendre hommage à son papa, je n’en sais rien.

Globalement, j’ai été assez contente de voir les proches de l’artiste lui rendre hommage. J’ai aimé Stevie Wonder, Lionel Richie, et la fille Hudson que je ne connais pas bien mais qui a très bien chanté. En revanche, certains témoignages m’ont un peu ennuyé, et je dois avouer que vers la fin, j’étais contente que la cérémonie s’achève. J’ai trouvé certains discours excessifs. A tel point que certains esprits malfaisants s’engouffrent immédiatement dans la brèche. Troy Patterson, journaliste de Slate a écrit dans son article : « L’Histoire n’offrira plus jamais à l’humanité l’opportunité d’afficher une telle vulgarité à une échelle astronomique ». Bon alors lui, il pète carrément un câble. Les images de guerre dont nous sommes inondés ne le choquent pas, mais une cérémonie d’obsèques, pour lui, c’est vulgaire. Chacun sa façon de voir les choses. Moi, le seul élément qui m’a un peu déçue concerne le contenu de certains discours emphatiques, qui donnaient le sentiment de vouloir obliger le monde entier à adhérer à la « religion Michael Jackson ». J’ai trouvé ça autant excessif qu’inutile, puisque tous ceux qui l’ont aimé n’ont pas besoin qu’on leur dise à quel point MJ était formidable. On le sait. La légende s’est créée d’elle-même. Inutile donc de dire que sans MJ, il n’y aurait pas d’Obama aujourd’hui. Je crois que Michael a plus œuvré pour la terre entière avec ses dons, sa fondation, sa chanson « We are the world » contre la famine en Afrique, que pour la communauté afro-américaine en particulier. Moi, j’aurais plutôt dit que sans « We are the world », il n’y aurait pas eu le truc français là, pour l’Ethiopie. Mais bon, la famille Jackson ne le savait pas, on peut la comprendre.

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C’était triste de voir le cercueil de Michael Jackson. Enfin, le supposé cercueil, car fort à parier qu’il n’était pas à l’intérieur en réalité. Je ne veux pas lancer de rumeurs, ni faire de fausse polémique, mais j’ai trouvé ça curieux qu’on aille au cimetière pour ensuite revenir au Staples Center… pour retourner ensuite encore au cimetière. Drôle de programme. La dépouille de Michael Jackson n’ayant pas été montrée au public, et par mesure de sécurité, je pense qu’il a été enterré ou incinéré plus tôt. Personne ne sait où hélas… Alors c’est raté pour ma traditionnelle visite au cimetière. Mais finalement, je n’ai pas besoin de me rendre à Los Angeles, mon hommage, je l’ai rendu hier… à domicile.

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Je suis dingue ? Ouais, un peu. Pour comprendre, je vous invite à lire le merveilleux texte d’Océane.

En tout cas, RIP Michael. Avec un vrai point final cette fois.

juillet 2, 2009

Une semaine irréelle

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Je n’arrive pas à y croire. T’es en train de me dire que Michael est mort ? T’es sérieux là ? Ca fait une semaine, et pourtant, je n’y crois toujours pas mon pote.

Pourtant, on a sorti l’artillerie lourde. La semaine dernière déjà, après avoir vidé mes larmes, je faisais les soldes avec ma sœur et dans les boutiques, en plus de la TV, c’était Michael en boucle. Je commande à l’opticien un produit pour lentilles de voyage. Il me demande c’est pour aller où et je ne peux alors lui cacher mon désarroi : je devais voir Michael, et maintenant je vais simplement à… Londres. J’ai pas envie d’y aller du coup, je veux m’enfermer dans ma chambre et plus en sortir, mais ces fuckings billets de train ne sont ni échangeables ni remboursables bien-sûr. Alors, chose surprenante : Il me répond que sans être fan, il n’arrive pas à y croire. Et chose encore plus surprenante, j’ai limite envie de la faire comme les fans d’Elvis. J’ai envie de lui dire « Approche coco, et garde ça pour toi : t’as du mal à y croire, tu sais pourquoi ? C’est parce qu’il N’EST PAS mort tout simplement, tout ce délire depuis hier c’est un sketch. A cette heure-ci, Michael, il est en train de trinquer avec Farrah Fawcett aux Bahamas, qu’est-ce que tu crois… ». Mais je me reprends et je me contente de prendre mon produit lentilles.

La veille, je faisais partie des téléspectateurs captivés, les mains sur le visage, où l’on ne pouvait apercevoir que mes yeux effarés, rivés sur l’écran de I-télé avec son fucking bandeau « Michael Jackson serait mort ». Ouais, à cette heure-ci, Michael n’était mort qu’au conditionnel. Et ça va vous paraître  con, mais je rêverais de retourner à ce moment-là car pauvre de moi, à ce moment précis, je croyais à l’énième fake. Tout y est passé dans ma tête : C’est une stratégie pour ne pas faire la tournée, ou alors Al Qaida qui se fout encore de notre gueule, l’ETA, les Martiens, tout.

Et puis c’était vrai. A entendre partout les mêmes chansons. En général, cela se limite à diffuser « Thriller » et « Billie Jean » parce que pour beaucoup, Michael c’est surtout ça. Pour la plupart de ceux qui tenaient l’antenne le jour de sa mort, ça n’est QUE ça. Ca et pédophilie of course. Mais Michael Jackson, ça n’est pas ni l’un ni l’autre pour moi. Et pour cause, née en 1980, c’est dans le berceau que j’aurais dû le découvrir. Pour moi, les premières images de Michael, ce sont d’abord un perfecto noir de rebelle que je découvrais à 8 ans,  un entêtant « Who’s bad » qui ponctuait la fin du refrain de Bad, et qui est vite devenu une sorte d’hymne dans les cours de récré de mes années primaire.

Michael, c’était le King. Celui de ma génération, celui à qui nous voulions ressembler, celui qui nous inspirait et nous faisait rêver, plus que quiconque. Au-delà de la musique, Michael, c’est un look. Et à l’âge des découvertes, son apparence émerveillait mes pupilles. Il faut dire qu’il y avait de la matière : entre son gant scintillant, ses chaussettes blanches, ses tenues princières ou extravagantes, ses pantalons trop courts et ce visage entre le noir et le blanc, je ne savais plus où donner de la tête. Alors j’essayais de lui ressembler. Ouais enfin… avec les moyens du bord. Je voulais mettre du Srapadrap blanc sur les doigts comme il avait l’habitude de faire, et ma mère, elle me sort quoi ? Du vieil handsaplast orange moisi. J’ai demandé une chemise en satin violette comme dans Smooth Criminal, et officiellement, ma mère m’a dit que y’en avait pas dans les magasins. C’était une gentille façon de me dire qu’elle n’avait pas 3 millions de dollars pour m’acheter une chemise haute-couture. En revanche, y’a un truc de Michael dont on avait grave les moyens : les chaussettes blanches.  Ben ouais, on fait avec ce qu’on a.

Michael Jackson, c’est aussi des choses plus personnelles. C’est ce combat fraternel que nous nous faisions avec ma grande sœur, où chacune défendait sa star, elle Madonna, moi Michael, toute une époque, vive les eighties. Cette guéguerre interminable où la surenchère de la vanne entrainait surtout des éclats de rires dans notre chambre. Michael, c’est mon premier album acheté au Club Dial. Michael, c’est ma trousse que je fixais en cours quand je m’ennuyais. C’est Dangerous et une pochette chargée dont j’ai du observé le moindre recoin. Michael, c’est des années de stocks de magazines « Black and White », d’enregistrement de K7 vidéo dès qu’il passait à la TV. Les exclus notamment : Première diffusion de « Black or white » et la technique du morphing. Des heures devant le magnéto ensuite à appuyer sur pause pour voir comment on pouvait passer d’un visage à un autre sans rien remarquer à l’œil nu. Michael, c’est cet artiste qui m’a fait connaître « Le Mans », en lisant en article où une fille de la région disait qu’elle avait pu rencontrer Michael. Je ne sais pas pourquoi, ça m’a marqué. Michael, c’est maman qui me faisait rêver qu’il n’y avait aucun trucage quand le corps de Michael descendait tout près du sol tout en restant debout. Michael, c’est mon adolescence et ses paroles réconfortantes. Ce n’est qu’après que j’ai découvert Thriller et le clip chef d’œuvre. Je rêvais d’être la fille qui le plantait au ciné en niant « I wasn’t that scared ». Sauf que moi, je ne l’aurais jamais planté bien-sûr, même en loup garou.

Michael, ce n’était pas une Star, c’était LA star. Michael, c’était un message de paix et un exemple. On s’est loupé de peu, c’est dommage. Je n’ai pas demandé le remboursement, je n’en veux pas. Je préfère les billets. Ultime trace d’un rendez-vous manqué, mais aussi un moyen d’exiger un Moonwalk privé dans une autre vie. Je crois que je mérite bien ça quand même.

juin 26, 2009

Off the world

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Horrible nuit. Dégoutée. C’est un rêve qui part. Depuis hier, je suis devant i-télé et BFM. J’ai espéré jusqu’au bout l’emballement médiatique, le complot pour annuler ou reporter la tournée. Je crois que j’aurais préféré ça. Pour une fois, je ne me serais pas plainte de la désinformation… Evidemment que je suis plus que déçue pour le concert, mais surtout, surtout, je ne voulais pas qu’il soit mort. Je ne veux pas qu’il soit mort. L’album « Thriller » trône toujours sur le mur du salon, mais il prend une autre dimension. Celle de la postérité que j’ai pour l’instant tant de mal à accepter. Michael, c’est depuis mes 8 ans. Il a depuis toujours eu un statut particulier pour moi, il a touché quelque chose de tellement haut qu’il est et demeurera unique pour des millions de gens. Une voix, un style, une musique que nos arrières petits-enfants écouteront sans doute encore. Pour tout ce qu’il a fait à l’histoire de la musique, et pour tout ce qu’il m’a fait rêver, j’ai envie de lui dire merci Michael. J’espère que là où tu es, tu seras plus heureux.

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juin 25, 2009

Confession intime

Lecteurs, pardonnez-moi car j’ai pêché.

Avant de vous avouer mon crime et que vous me jetiez dans la fosse aux lions, je tiens à préciser que plusieurs éléments m’ayant influencée sont à prendre en compte. D’abord, il faut savoir qu’au moment des faits, j’étais dans un grand désarroi professionnel. C’était l’année dernière, les piges se faisaient rares voire inexistantes, et j’étais à la quête d’un petit boulot pour combler les fins de mois. Je faisais des missions de communication à droite à gauche, je me rendais à des entretiens foireux et n’ayant parfois aucun rapport avec mes compétences genre secrétaire pour un commissaire aux comptes. Bref, si j’avais vu une annonce de bergère dans le Lot-et-Garonne, je crois que j’aurais tenté ma chance. C’était comme on dit chez moi « la dèche au Bengladesh ».

Lecteurs, pardonnez-moi car j’ai pêché. J’ai postulé pour travailler chez TF1.

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(Je sais).

Il y a 2 ans, un projet avait vu le jour : la Fondation TF1. Une femme issue de banlieue difficile, travaillant dans la communication a mis en place un partenariat avec TF1 visant à donner plus de visibilité aux personnes provenant des quartiers dits fragiles. Chaque année, 9 recrues intégreront TF1 pour un contrat en professionnalisation d’une durée de 2 ans. Des postes de journaliste stagiaire étaient proposés en alternance avec le CFJ, école de journalisme réputée et reconnue par la profession. Je vous avoue que l’idée de retourner à l’école ne m’enchantait pas sachant que ça commence à remonter à 4 ans pour moi, et que sans vouloir me la jouer, je ne pense pas en avoir besoin. J’ai déjà fait mes études, appris les bases, et ce que je n’ais pas appris en théorie, je l’ai vite assimilé sur le terrain ensuite. Etre à nouveau stagiaire non plus ne m’emballait pas. Je l’ai déjà été un million de fois, et j’ai déjà appris l’essentiel. Mais l’avantage, c’était qu’à TF1, un stagiaire est très bien payé. Et donc, une chose en amena une autre, dèche au Bengladesh, bergerie de monsieur Seguin me faisant de l’œil … alors j’ai envoyé ma candidature.

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(Je sais).

C’est là que ça devient marrant. J’ai postulé 2 fois. L’année dernière et cette année. La première fois avec beaucoup d’espoir d’être prise puisque je n’avais rien. Pour candidater, le principe est compliqué simple : tu dois te filmer en vidéo pendant 3 minutes où tu te présentes. Après, il y a un dossier de candidature super balèze à remplir où tu dois donner tes motivations, ton parcours, ta photo (normal quoi), 3 numéros de tes proches ( ? ) pour qu’ils attestent que tu n’es pas un meurtrier etc. On n’est jamais trop prudent avec les banlieusards. En gros, pour bien faire sa candidature, il faut une semaine. Le plus fastidieux, c’est la vidéo car je pense que la plupart des postulants ont du la faire en plusieurs fois. Ben oui, quand on n’est pas Roselmack, y’à toujours un moment où tu bégayes, écorches un mot, dit de la merde… Personnellement, pour ma candidature, j’ai fait une vidéo avec ma web cam toute simple, où j’ai dit ce que j’avais fait et ce qu’un contrat de pro à TF1 m’apporterait sans trop rentrer dans les détails.

La première année, je n’ai pas été prise. Je n’ai même pas été dans la première sélection, car le jury en rencontre d’abord une trentaine avant d’en garder 9. J’étais à deux doigts de m’acheter un Colley pour travailler dans le Loir-et-Cher. J’en ai même repéré un répondant au nom de Mickey mais la procédure d’adoption était simple compliquée.

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Alors j’ai décidé de me ressaisir. Je me suis trouvé un petit boulot dans le domaine des médias, j’ai animé ce blog activement à côté, et je dois dire que ça m’a beaucoup aidé. Cela a aiguisé mon style d’écriture, et j’étais constamment au courant de l’actualité. Et la motivation, c’est comme l’appétit : elle vient aussi en mangeant étant motivé. Plus j’étais active, et plus j’étais motivée. Du coup, je me suis démenée pour trouver des piges. Je suis encore loin d’en vivre pleinement, mais une chose est sûre : ma situation d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle de l’année précédente. Et puis toute cette année, j’ai mûri et pris un peu en assurance. J’ai eu tellement de galères, que petit à petit, j’ai commencé à cerner ce que je veux faire et surtout, je sais ce que je ne veux PAS faire même avec un couteau sous la gorge. Et ce que je ne veux pas faire même avec trois guns sur la tempe, c’est précisément du… TF1. Alors pourquoi diable ais-je postulé?

Cette année, je vivais tranquillement ma vie, quand une nana de la Fondation TF1 m’a envoyé un mail pour me dire que la sélection pour 2009 débute. Je ne réponds pas car je ne suis pas intéressée. Trois semaines après, un coup de fil inconnu et message. La même nana qui me laisse un message me répétant la même chose. Là, j’en parle un peu à droite à gauche en me disant qu’ils sont en galère de candidats ou quoi. On me répond unanimement « Vas-y tente, tu t’en fiches, ça peut être une bonne expérience ». Là, je suis tiraillée. Car d’un côté, je ne suis pas dans une situation suffisamment à l’aise pour me permettre de refuser des opportunités. Mais de l’autre… ben je n’ai pas envie de travailler pour TF1. Mais vraiment pas. Faire du Pernault, du Sept à Huit, du « gouvernement », non merci. Donc après avoir pesé le pour et le contre, je me suis rappelé de ma tentative de l’an dernier où on ne m’a même pas retenue dans les 30. Alors solution de facilité, et préférant les remords aux regrets, je me suis dit que je me sentirais mieux  si c’était TF1 qui prenait la décision à ma place.

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(Je sais).

Alors rebelote. Création d’une vidéo. Cette fois, le procédé est encore plus compliqué que l’an dernier, car on doit carrément mettre sa candidature en ligne et tout le monde peut la consulter. N’importe qui. Cette règle m’a vraiment emmerdé. Car ce n’est pas tout, mais je vends des articles moi. Du coup, l’idée que les rédac chef me voient en tapant mon nom dans Google et connaissent mon parcours depuis le bac à sable, ne m’enchante pas des masses. Alors, j’ai essayé de faire un compromis. Candidater en disant le minimum sur ma vie personnelle et le maximum sur mon parcours professionnel. Le problème, c’est que tout ce qui touche à la banlieue, la té-ci etc., je l’ai volontairement squizzé. Déjà parce que je n’ai pas envie de raconter ma life perso sur le web en libre accès. Et aussi parce que pour être honnête, je ne saurais pas dire ce qu’ils attendent que je dise (phrase d’auteur ©). En regardant les vidéos des candidats retenus de l’année précédente, j’ai compris ce que le jury voulait entendre. Pour vous résumer, les candidats retenus ont dit que la banlieue, c’est trop cool, qu’ils viennent d’un milieu défavorisé, mais que c’est ce qui leur a donné cette-force-qui-guide-mes-pas (Ophélie Winter ©), qu’ils ne sont pas misérabilistes, et que quand on veut, on peut etc.

C’est là que je comprends mieux. Jusqu’ici, j’étais assez stupéfaite de cette initiative prise par la chaîne de droite. Mais là, j’ai compris. L’idée, c’est de prendre des jeunes des banlieues « fragiles », mais avec une mentalité TF1. C’est-à-dire que quelqu’un qui a des revendications, qui est un tantinet critique n’a pas sa place là-bas. En même temps tant mieux pour la chaîne qui reste fidèle à elle-même. Mais c’est dommage quand même de ne pas aller jusqu’au bout de l’idée, qui, elle était intéressante. C’est un peu comme Sarkozy qui prend Kouchner dans son gouvernement et dont tout le monde salue l’ouverture. Tu parles, une ouverture de façade seulement. Et bien, c’est le même principe dans le cas de la Fondation TF1. Pour être pris, il faut avoir un discours cliché à la Grand Corps Malade, lisse, du genre la cité, c’est trop cool, il y a des difficultés, mais c’est viable et si on a cette-force-qui-guide-mes-pas, on peut s’en sortir et blablabla. Je ne vis plus en banlieue aujourd’hui, mais sur 26 ans passés là-bas, dont 8 en cité, je n’ai jamais entendu quelqu’un raisonner comme ça et penser que c’est une force supplémentaire de vivre en cité. Au pire, on attend de se barrer, au mieux, on trouve ça normal. Mais sérieux, rentrer chez soi le soir en chantant I’m Singing in the rain téci car j’habite en banlieue difficile et que ça aide à développer mon karma, franchement, jamais vu. Alors après, je ne dis pas qu’il faille s’apitoyer sur son sort, ni que quand on vit en cité, c’est le bagne. Evidemment qu’il faut développer ses projets, que le mental joue aussi. Pour autant, il ne faudrait pas en occulter les problèmes qui s’y amoncèlent depuis des années et des années, et qui gâchent une grande partie de notre jeunesse, tout ça par manque de volonté politique. Et c’est ce qui me débecte dans ce discours de pseudo-battant, c’est qu’il permet justement l’immobilisme, et qu’il est quelque part aussi complice du système puisqu’il ne dénonce rien. Heureusement que Pasteur ne se raisonnait pas comme ça… La rage quoi ? Bah… C’est pas grave dans le fond, attends faut pas dramatiser ! Si t’as cette-force-qui-guide-mes-pas, ben tu l’attrapes pas et basta.

Après avoir envoyé ma vidéo toute simple, j’ai été regardé celle des autres. Déjà la grande majorité s’est filmée avec une caméra, quand moi, j’étais en mode web cam, comme un piquet devant mon ordi. Ensuite, la plupart d’entre eux ont fait des montages… (allez voir sur le site Wat tv puis taper Fondation TF1) genre je me filme en mode actif. Ca donnait souvent « moi en train de traverser la rue », « moi au cœur d’une cité pour attester que je suis en mode Droit de savoir opé pour TF1 », et parfois, ça virait même au comique : « moi dans ma voiture », « moi en train d’écrire » (je suis une pure femme d’affaire). Quand j’ai vu ça, j’ai souri devant mon écran en repensant à ma vidéo. En plus de ne pas avoir dit que j’étais une battante de ouf malade qui kiffe la cité, je ne m’étais pas filmée en train de faire mes courses ou aller à la sécu. C’était cuit pour moi. Bon, je charrie un peu là. Au milieu de toutes ces vidéos, j’en ai malgré tout repéré 2 ou 3 qui m’ont beaucoup plu, de filles posées, qui ont mis en avant leurs reportages, leur travail plutôt que leur force mentale. Mais elles n’ont pas été sélectionnées. Peut-être qu’elles n’ont pas assez insisté sur leur karma enrichis grâce à la vie en cité.

A mon retour de Grèce, au milieu de nos cadeaux et félicitations, une petite lettre mignonnette m’attendait avec le logo de TF1.

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En tous les cas, je m’attends d’ores et déjà à 2 types de réactions suite à ce billet, et afin de ne pas nous perdre en débats stériles, je préfère anticiper tout de suite. La première viendra d’éventuels candidats retenus, et là, ça va être radical : « Ouais, tu dis ça comme t’as pas été prise, donc t’es amère, t’es aigrie, t’es jalouse, t’es dépressive, suicidaire… ». Je répondrai en 2 mots : Trop pas. Quand j’échoue quelque part, je sais le reconnaître et je ne pratique pas la mauvaise foi. Par exemple, je n’ai pas encore réussi à caser un article au Nouvel Observateur, un hebdo que j’apprécie globalement, et bien, je vous le dis sans problème. Pour TF1, c’est différent puisque je suis ravie de ne pas avoir été sélectionnée. Mes proches pourront attester à quel point j’étais mal à l’aise dans cette démarche, avec cette sensation omniprésente de me compromettre dans l’optique de travailler pour une chaîne pareille, qui ne produit que du sensas et de la peur. On me disait autour de moi que ce n’était pas grave et qu’au pire, je pourrais toujours me barrer si ça ne me correspond pas. Mais même, ça m’obsédait. J’ai postulé uniquement pour ne pas me dire que je n’ai pas tout tenté. Donc vraiment, aucune aigreur, je vous assure. Et à la limite, si c’était ça, je ne prendrais pas le risque d’en parler ici, je retenterais simplement ma chance.

Autre réaction attendue, celle de jeunes postulants, qui conçoivent cette initiative de TF1 comme une chance et ne comprennent pas que je puisse la descendre. En soi, évidemment que je salue la démarche. Je ne peux que féliciter le principe de ce projet sensé ouvrir des portes à ceux qui n’ont jamais accès à rien. Simplement, c’est la manière dont cela est fait que je critique ici. Après avoir observé le profil des candidats retenus, je me suis fait une idée des critères recherchés. Et prendre des gens de banlieue, sous couvert d’ouverture à la diversité, tout en ne sélectionnant que ceux qui ne présentent qu’un discours aseptisé et hypocrite sur la situation des « quartiers », revient pour moi à ne rien faire du tout. Je ne vois pas l’intérêt de voir à l’écran un journaliste d’origine arabe ou indienne, si au final, il nous tient le même discours que ses confrères issus des milieux bourgeois.

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Retenter l’année prochaine ? Non, sérieux, je crois que j’ai assez pêché comme ça.

juin 16, 2009

Madame Dalyna

Ca y’est, j’ai changé de statut. Faut m’appeler Madame Dalyna dorénavant. Ou Madame Dalynouche pour Obi à qui je fais une méga cace-dédi et que je félicite pour avoir franchi le pas une semaine après moi. Je vais voir du côté de Femmes Sweet Femme, c’est que je suis proche de la promo 2009 moi. En ce qui me concerne et d’après ce qu’on nous en a dis, c’était super. Mais évidemment, tout ne s’est pas passé comme prévu, ben ouais. A commencer par la fucking pluie. Et oui, je vais avoir un mariage grave heureux au vu de ce qui tombait. Figurez-vous que toute la semaine, il faisait beau, et que quand on regardait les prévisions météo France, samedi 6 : y’avait un nuage noir avec quelques éclaircies et des petites gouttes. Alors que mon futur mari voulait laisser tomber l’idée de l’après midi jardin, moi, touuuuute la semaine, je continuais d’y croire : « Attends la météo, c’est de la merde, ils se trompent tout le temps ». Pauvre de moi, je ne savais pas qu’ils avaient décidé d’attendre le 6 juin 2009 pour avoir raison. Petite marge d’erreur malgré tout : pas d’éclaircies, et pas de petites gouttes mais des sceaux d’eau.

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Et puis tornade oblige, pas de parc of course. Donc Dalyna n’a pas de photo de mariage du style de celles que font tous les mariés de la terre, celles qui ressemblent à des photos de magazine, même où ils font parfois des poses bizarres genre on montre nos bagues, on court dans le parc comme dans la petite maison dans la prairie.

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Donc quand tous les mariés de la terre montreront leur bel album à leurs enfants émerveillés de la beauté de leurs parents, nous, on sera là avec nos photos de magicien d’oz : Dalyna prise dans la tornade avec sa robe, Dalyna qui n’a pas prévu de parapluie et qui court pour sauver sa coupe, Johnnyfrenchman qui s’embrouille avec le propriétaire de la salle qu’on a failli égorger… Ouais, on est plus proche de Voici niveau photos, mais bon. Je crois que la seule chose qu’on ne voit pas sur les photos, c’est que j’ai failli mourir de mal de pieds. Je n’ai pas arrêté de le dire, mais sur les clichés, ça se voit pas, on croit que je suis trop à l’aise sur mes talons aiguilles que je vais revendre de ce pas sur e-bay. Pour finir sur le thème des photos, y’en a une qu’on n’a pas pu prendre hélas car on était à labour pour la mairie mais je suis dégoûtée, car je suis sûre que Voici l’aurait mise en « une » direct : C’est la photo de l’installation de décoration sur notre voiture drivée par un ami. Quand je suis sortie de chez moi, et que j’ai vu les rubans trop courts qui galéraient misérablement sur la voiture, c’était un moment inoubliable. On était morts de rire du résultat, et ça restera une image qui me fera mourir de rire à vie. Bon j’avoue, j’avais acheté ce kit dans un boui-boui du côté de Barbès, mais c’est pas une raison. Dix euros cette merde mine de rien. Du coup, c’était tellement ridicule qu’on a tout viré, on a juste gardé le « Vive les mariés » à l’arrière de notre voiture officielle… qui se fera gentiment embarquée direction la fourrière 2 heures plus tard by the way. Mais c’est rien, après tant de suspense, et de merdes à gérer, on masterisait. Ouais on a du payer quoi. Et rien que pour afficher la Mairie de Paris de tant d’inhumanité et de rapacerie, je vais vous dire le montant exact : 161 euros d’amendes pour un mauvais stationnement d’une heure. Eh ouais, c’est ça la France. Et aucune clémence hein. Ton « Vive les mariés » à l’arrière, le fait que c’est la voiture qui va vous driver toute la journée… tout ça, tu peux remballer, Robocop Beach avait pris sa décision.

Je suis sûre que vous êtes en train de vous demander si j’ai finalement survécu à cette journée ? Vous êtes trop deg d’avoir loupé le mariage de Pierre Richard hein…

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Une amie mariée m’avait prévenue : « Y’aura toujours des imprévus tu verras, mais ça fera le charme de cette journée ». Donc si je fais le compte : temps de merde, donc pas d’après-midi jardin, donc pas de Buttes Chaumont, donc pas de photos mariages, donc pas de cortège, voiture officielle non décorée et embarquée, amende salée… Mince, j’ai été au bon mariage j’espère ?!

Bon, je rigole de tout ça maintenant. Je vous avoue que la journée est loin d’avoir été gâchée malgré tout. C’est toute la partie pré-mairie et juste après la mairie qui étaient difficiles. Mais la cérémonie elle-même, l’après-midi festif improvisée chez nous, la soirée étaient superbes. A tel point que j’en ai un peu la nostalgie, de me dire que c’est fini maintenant. Je passe le relai aux célibataires et je crois que je ressortirai la même phrase que mon amie. Je me demande si ce n’était pas une façon délicate de me dire « Arrête de stresser, car rien ne se passera comme prévu ! ». Bon après faut avouer aussi qu’on a tout géré nous-mêmes. Y’a des futurs mariés pour qui la cérémonie est gérée à la seconde près, wedding planner, décorateurs à la clé, Karl Lagarfeld te fais la voiture et tout… Nous, on ne voulait pas de ça. Déjà, parce qu’on n’avait pas 1 million de dollars à mettre dans le mariage, et puis aussi parce que ça ne nous ressemble pas. Finalement, le mariage était un peu comme nous : cool, simple, et total impro.

Ensuite, on a décollé à l’arrache pour Athènes. Et quand je dis à l’arrache, c’est à l’arrache de chez Arrache©. C’est-à-dire que pour un peu, on ne partait pas tellement on s’y est pris à la dernière minute. Je pourrais vous faire un roman de science-fiction si je vous raconte les conditions de réservation le vendredi soir pour départ lundi, mais ce serait trop long. Trop de suspense et de rebondissements, je ne suis pas sûre que vous surviviez. En un mot, on ne voulait pas partir en club, mais réserver un hôtel et l’avion séparément pour êtres libres. Mais ça, quand tu le dis à Promovacances, ils ne comprennent pas et te répondent : « Sinon, on a les îles Grenadines départ lundi, c’est beau là-bas… Oh ! et là j’ai un voyage pour partir avec 3 autres couples sur un bateau, vous serez seuls….blabla ». Ké ? Partir avec des autres couples ? MDR. A moins que ce soit Brad et Angelina (et encore), je pars pas avec des gens que je connais pas sur un bateau moi. Quant à Johnny, je crois qu’elle n’avait pas fini sa phrase qu’il voulait partir. Après moultes négociations, organisations, aller-retour entre la Maison Grecque (Une nana super à l’écoute, allez-y si vous partez en Grèce) et Promovacances, on a finalement pu trouver notre bonheur. Une réservation libre, hôtel au centre d’Athènes, et vols à des heures et prix raisonnables. Et arrivés là-bas… le soleil s’est remis à briller. Au sens figuré comme au sens propre : il a fait un temps magnifique et 38 degrés la plupart du temps. Franchement, je conseille à tout le monde. C’était exactement ce qu’on voulait : un voyage où on peut allier vacances (plage, soleil) à la culture. Notre plus beau voyage à tous les deux. Une ville anarchique, bordélique, mais vivante ! Et la vue de l’Acropole qui domine la ville, je vous assure qu’on ne s’en lasse pas. Je me suis tuée à la Moussaka et au Tatzikis. On a visité un musée magnifique, le musée Benaki qui retrace l’histoire de la Grèce (not. Avec la Turquie), on a visité les temples, Zeus, Athena, on s’est tapé des vues d’Athènes sur 277 mètres de hauteur, on a été à la plage à Pirée où l’eau était agréable par tant de chaleur, on a découvert la vraie vie des athéniens le soir, très festifs autour d’une ou 2 bières locales Alpha ou Mythos, on a fumé le narguile dans un foyer fait avec une vraie pomme… Bref magnifique. Rentrés hier dégoutés que ce soit fini, mais avec les batteries rechargées à bloc.

nourriture grecque dalyna

vue acropole athenes

Du coup, mon post n’a rien de commun avec l’actu, vu que je vous avoue que je ne sais strictement rien de ce qui s’est passé dans le monde. A part que Ahmadinejad a été réélu. En regardant CNN une fois, avec les sourcils froncés, la bouche qui se tort et les yeux pliés, j’ai cru capter un mot d’américain ou 2 qui disaient ça. Mais je suis ailleurs. Je dois aller au boulot de toute façon. Ca va revenir tout seul !

mai 27, 2009

Le meilleur job du monde

Etre payé une fortune pour surveiller une île paradisiaque pendant 6 mois ? Eh bien, moi j’ai trouvé encore mieux. Grâce à ce boulot mystère, en plus d’être plein aux as, pas la peine de se faire chier pendant 6 mois au bout du monde. Vous avez le droit de vivre où vous avez envie. Vous faîtes ce que vous voulez de votre emploi du temps, et vous avez même le droit d’avoir un autre taf à côté. Vous avez un chauffeur, et un logement à l’œil ou à tarif réduit. Bon, on ne va pas vous rembourser vos croquettes pour chiens non plus, faut pas pousser, mais avec votre salaire de 7 000 euros / mois, croyez-moi que vous n’aurez pas de mal à lâcher 2 euros pour un sachet de Friskies.

jpb

Depuis ce matin m’est venue une bien étrange idée. J’ai envie d’être députée. Je vous jure que je peux le faire. Se lever le matin, et proposer le travail six-pieds-sous-terre pour relancer l’économie en France, ou mettre une unité GIGN dans des écoles pour rétablir la sécurité, je vous jure que je peux le dire. Ce n’est pas dur en fait d’être député. Faut juste être comique et avoir de l’imagination.

Avant, ils m’impressionnaient tous ces mecs. Avec leurs costards BCBG et leurs 50 ans révolus, leur niveau d’études et leur façon de manier la langue, j’avais un grand respect. Je pensais qu’il fallait être très très intelligent pour être député. Mais en fait, vous savez quoi ? Leur bac + 30 ne leur sert pas tant que ça puisqu’ils passent plus de temps à nous faire les cours Florent qu’à élever le niveau des débats dans le fond. Ben oui, « confisquer » la voiture d’un chauffard, ce coup-là, je le connaissais déjà en maternelle : Le jour où ma maîtresse m’a confisqué mon jouet que j’avais eu dans mon Nesquick parce que je faisais trop de bruit. Si j’avais su à ce moment là que je prenais une leçon de femme politique, j’aurais eu un autre destin c’est sûr.

En plus, le plus sympa quand t’es député, c’est que même si toi tu fais une grosse connerie, on ne va pas te confisquer ta voiture ni rien. C’est pas un truc génial député quand même ? Regardez Tiberi. Pour une affaire de faux électeurs, il ne s’en tire pas trop mal non ? Je veux dire, 3 ans d’inéligibilité pour violer la démocratie quand ton gamin de 6 ans se retrouve au poste pour une affaire de vélo, c’est pas cher payé quand même non ? Non, franchement, député, c’est vraiment le meilleur job du monde.

Bon, après le hic, c’est que j’ai pas fait l’ENA. Mais en même temps, Rachida Dati et Rama Yade non plus, donc avec un peu de chance et en casant mes origines kabyles sur mon CV, je vais peut-être réussir à… Ah non, on me dit dans l’oreillette que « l’effet de mode » étant passé, ça risque plus d’être un handicap qu’un atout. Mince, j’ai vraiment râté le coche.

mai 26, 2009

Travail six-pieds-sous-terre

On les croyait téméraires à l’UMP. Sarkozy était même le candidat « de l’action ». Pourtant, Frédéric Lefebvre a été timoré sur ce coup-là. Après le « travailler plus pour gagner pareil voire moins plus », et le travail le dimanche, voici « le travail même-si-tu-vas-clamser ». Rooh Lefebvre, faut pas être timide comme ça… Pourquoi pas le « travail-six-pieds-sous-terre » ?

Fausse bonne idée... ou vraie idée de merde ?

Fausse bonne idée... ou vraie idée de merde ?

mai 24, 2009

Vent de douceur sur la scène française

Quel est ce vent étrange qui souffle sur la scène féminine française ces dernières années ? A l’évidence, quel que soit le nom de l’artiste ou l’air de sa chanson, ce vent a toujours la même odeur. Un parfum à l’arôme bonbon si fort qu’il en devient vite écœurant. A chaque fois, c’est pareil. On nous présente la petite dernière, issue de la « nouvelle scène française ». Sauf que la nouvelle scène n’a rien de d’innovant. Et pour en faire partie, nul besoin d’inventivité, il y a juste une marche à suivre.

Myrtille

Myrtille

Rose

Rose

Un nom de fruit ou de fleur

Tout d’abord, il faut commencer par se trouver un nom d’artiste. Et là, inutile de vous casser la tête longtemps… Prenez un dictionnaire sur la faune et la flore, et choisissez-en un au pif. Faîtes comme Rose et Myrtille, le but étant toujours de choisir un nom qui fait petite fille mignonne-tout-plein. Si parmi la flore, rien ne vous attire, il vous reste toujours la possibilité de choisir un prénom parisien très en vogue, mais attention, toujours dans la thématique « mignonnette », n’oubliez pas. Dans ce cas, vous pourrez opter aisément pour Camille ou Anaïs. Plus récemment, une petite nouvelle a fait preuve de grande originalité, puisqu’elle a choisi ni une fleur, ni un prénom parisien, mais fort heureusement, elle a eu la présence d’esprit de rester dans la thématique mimi : elle s’appelle Cœur de Pirate. Je salue l’audace, mais bien lui en a pris d’être restée dans notre dominante à l’eau de rose, je vous avoue que j’ai eu très peur en découvrant son clip tout à l’heure. Imaginez, un instant, j’ai cru voir un truc nouveau.

Bon maintenant pour Myrtille, Rose, Anaïs, Camille et Cœur de pirate, c’est cuit, vous ne pouvez pas les utiliser puisqu’ils sont copyrightés. Mais je crois que Huile de coco et Camomille sont dispos. Passons donc à la deuxième étape.

Camille

Camille

Un physique lisse

Je vous le dis tout de suite : les cheveux frisés, les lunettes, la coupe afro, le teint mat, jaune, gris ou rouge, les rondeurs, oubliez tout de suite. On vous a dis : faut être mi-gnon-nette. Et il semble que cela ne va pas de pair avec les excentricités ou simples variantes qu’offre la nature. De plus, pour pouvoir s’appeler Myrtille ou Fleur de cactus, on doit forcément être pure et lisse, sinon ça ne colle pas. Donc, démerdez-vous comme vous voulez, faîtes-vous blanchir la peau comme Beyoncé, un régime carotte-concombre, ou un brushing toutes les 2 heures, mais je ne veux voir que des filles filiformes aux cheveux châtains clairs à blonds, lisses comme de la soie, et de préférence longs mais ce n’est pas obligé. Pour le visage aussi : pas de lunettes, pas de cicatrices (ça marche bien le laser), pas de gros nez ou de détails pouvant choquer l’auditoire. Le mot d’ordre est lisse-lisse-lisse, n’oubliez pas. A côté de la scène française féminine, la Nouvelle Star fait presque office de programme Punk-Rock : Camelia-Jordana avec ses grosses loupes, La tortue et son physique loin du jeune premier, Larry et sa coupe afro ou encore Dalé… On n’a jamais vu des chanteurs avec un tel look passer en prime. Même à 2 heures du mat’ juste après Chasse et Pêche, on n’avait jamais vu.

Anaïs

Anaïs

La mignonnette : une femme-enfant

pochette-coeur-de-pirate

C’est là qu’on comprend tout l’intérêt de s’appeler Canne à sucre et de porter une frange blonde.  Pouvoir exploiter un univers sucré et pétillant de petite chose fragile. Oui, la nouvelle chanteuse française est une éternelle gamine, qui croît au père Noel et au Prince Charmant, qui aime les petits chatons et la nature, et qui nous pond des chansons d’amour mièvre. Extraits.

-         Rose, « la liste » :

Jeter tout par les fenêtres
T’aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu’à ça
Est ce que ça te dé-çoit ?
J’ai rien trouvé de mieux à faire
et ça peut paraître bien ordinaire
Mais c’est la liste des choses que je veux faire avec toi

-         Myrtille, « Quelque chose dans l’air »

Quelque chose dans l’air comme
Quelque chose dans l’air comme
Un parfum saisissant
Il y avait quelque chose dans l’air comme
Quelque chose dans l’air comme
Un parfum saisissant

-         Cœur de pirate, « Comme des enfants »

On se prend la main, comme des enfants
Le bonheur aux lèvres, un peu naïvement
Et on marche ensemble, d’un pas décidé
Alors que nos têtes nous crient de tout arrêter
Mais il m’aime encore, et moi je t’aime un peu plus fort
Mais il m’aime encore, et moi je t’aime un peu plus fort

Après, c’est une question de goût. Il est évident que ce n’est pas ma tasse de thé, mais je respecte les goûts de chacun et ce n’est pas le fait que cela ne me plaise pas qui motive mon article. Ce que j’ai du mal à accepter, c’est surtout cette mouvance qui se perpétue. L’idée que dans l’art, il y ait des règles, un code à suivre. Je l’ai décrit ici en exagérant légèrement le trait, mais faut pas se leurrer, à voir la programmation musicale sur W9, M6, et les stations de radios, nul doute qu’on n’est pas loin de ces manigances. Ca me soule de voir ces petites chanteuses à la tête toute lisse venir nous chanter leurs histoires de gamines mignonnettes aux rêves enchantés. La vie, ce n’est pas ça. La vie, c’est une diversité des parcours et des physiques, des messages, des histoires. La musique non plus, ce n’est pas ça. Ca, c’est du marketing et un gros foutage de gueule. Quand je pense qu’on nous soule avec Hadopi et la rémunération des artistes, mais mettre 20 euros dans un CD de mignonnette ou pour écouter que « Le premier amour, c’est n’importe quoiAAAAaaaaaaaAAAAh », pour moi, c’est juste impossible. Je dois avoir un cœur de pirate dans le fond.

mai 19, 2009

Voilà pourquoi elle est occupée la petite…

dalyna mariage

Popette.over-blog.com

Popette.over-blog.com

mai 17, 2009

La publicité ou l’art de l’absurde

A peine installés dans un train, c’est toujours le même message qui retentit dans les wagons : « Nous vous signalons le bar voiture 14 pour les petites faims : quiches, sandiwchs, boissons… ». Oui, mais le problème, c’est que dans le train, mieux vaut ne pas avoir trop faim ni soif. Petit aperçu de la carte et de ses « petits prix ».

carte sncf dalyna

Café sncf

eau sncf

bière bar sncf

Tant de “petits prix” et de “Malin !” au mètre carré, c’est à vous couper l’appétit en moins de 2. Sauf en cas de voyage de  longue durée, si on n’a pas prévu de provisions, on n’a pas d’autres solutions que de faire péter la carte bleue. Allez soyons fous, au pire, on prendra un crédit Sofinco une fois arrivés. Et là… double quiche + soda + position assise pendant 10 heures = kilos. Ouais, en plus d’être dépouillés à l’arrivée, vous avez pris 2 kilos. Mais pas de panique ! Cette fois encore, une publicité vous accueillera comme une fleur sur le quai de la gare pour tout solutionner.

alli publicité

Ca a l’air cool dis-donc. Humm, mais regardons plus bas…

alli pub

OK donc si je comprends bien, quand on prend ce médicament qui coûte la peau des fesses tous les jours pendant 6 mois, on peut espérer tout en faisant un régime perdre 4.4 kilos en moyenne ? Euh… mais… c’est-à-dire que… sans médicament, en faisant un régime, je pense que n’importe qui perdrait 4 kg en 6 mois quand même, non ? Si ?

Ah bon.