décembre 4, 2009

Salut.. tu.. vas.. bieen

Moi qui voulais vous parler d’un article tiré d’un dossier de 9 pages “La République des héritiers” publié dans la revue “Fakir” n°43, la news du jour tombe à point nommé. La voici la voilà, la nouvelle héritière de la République. Elle s’appelle Marion Maréchal-Le Pen (On tremble rien qu’en lisant le blaz), et du haut de ses 19 ans, et études de droit comme notre Prince Jean ex-Chevelu, se lance en politique dans le parti non pas de son pôpa, mais de son grand-pôpa, c’est à dire le FN. Elle hérite donc  la deuxième position sur la liste FN dans les Yvelines pour les régionales de mars 2010. C’est chou, on est certes émus de tant de méritocratie (concept inventé par les riches pour les pauvres), mais on ne va pas l’accabler ici, pour une raison simple : elle est loin d’être la seule dans ce domaine. C’est précisément le sujet brillamment abordé par Josef Kohlhaas Alexandre Arnaud et François Ruffin dans Fakir. Le contenu en intégralité est disponible en kiosque, et je vous invite à l’acheter pour soutenir ce journalisme, mais en voici ici quelques extraits avec leur aimable autorisation.



Le sous-titre ici, c’était rude concurrence Ahem.


décembre 2, 2009

Ma 3ème année de blog

Occupée à droite à gauche avec mes articles, le temps pour moi de prendre une année de plus, et me revoilà. Je frôle la trentaine pour de bon cette fois… Alors, il fallait fêter cette 29 ème année en bonne et due forme. Je passe vous présenter le 3ème épisode de Mariée fraîchement sorti dans les kiosques. Je vous présenterai aussi d’autres articles parus ou à paraître très bientôt, de moi ou d’autres journalistes. Il y a notamment un excellent dossier à ne pas manquer dans la revue alternative “Fakir” intitulé “La république des héritiers”. Je vous en parle très vite, car je suis sûre que ça va vous plaire.



novembre 22, 2009

L’espion qui m’aimait

Oui, on le sait, pirater c’est maaaal.

Sauf qu’il semble que le piratage tant décrié est parfois totalement toléré. L’astuce ? Changer d’appellation. Ainsi, on ne parlera plus de « piratage informatique de données personnelles » ou « violation de la e-vie privée d’autrui ». On remplacera tout simplement ces termes par e-marketing.


Vous allez voir où je veux en venir, car tout le monde a déjà vécu cette situation. On se balade sur un site marchand pour se renseigner sur le dernier CD ou bouquin qui nous fait envie. Parfois, on l’achète même. Et puis, 10 minutes après, on continue sa vie en surfant sur d’autres sites qui n’ont rien à voir : blogs, presse en ligne… Et là truc de fou : Une bannière d’une discrétion hors pair, fait son apparition et clignote avec acharnement. On découvre alors avec stupeur que le site  « Yahoo!» est en réalité notre meilleur pote, puisqu’il connaît nos goûts, nos envies, voire ceux dont nous n’étions nous-mêmes pas au courant : Il nous propose d’acheter soit un autre CD du même artiste, soit carrément celui qu’on vient d’acheter. Ben oui, les pirates informatiques restent des machines stupides.

Ainsi, il devient dur de cacher ses activités virtuelles à son conjoint ou à ses collègues qui repassent derrière. Il y a peu, j’ai écrit ici un article sur Christophe Alevêque où j’évoquais notamment son bouquin. En me baladant sur le blog de « Maud, journaliste en devenir », que découvre-je ?



Oui, vous ne rêvez pas. Over-blog, qui pense à mon bien être, a eu cette délicate attention de me suggérer de me fendre la gueule un bon coup devant un petit spectacle Alevêque, mais manque de pot, j’ai déjà acheté l’intégrale. Si ça se trouve, c’est même au moment de l’achat que je me suis faite piégée par ce pirate espion… Et ce con de publicitaire pensait peut-être que je les collectionnais, je ne sais pas.

Dans le genre forcing, y’a aussi le lèche e-vitrine qui peut nous trahir furieusement. Exemple, hier soir, entre 2 surfs, j’en profite pour regarder les dernières tendances en vente sur le site de vente privée Brandalley. Mais comme je suis repartie les mains vides, le logiciel n’a pas apprécié semble t-il, et a envoyé illico un petit diable capitaliste me brancher sur les mêmes produits consultés la veille, toujours sur Over-blog, histoire de me sucer un peu le portefeuille.



Attaqués de tout bord par la publicité dans la rue, au cinéma, sous l’abribus, dans le métro, sur les voitures de taxi et j’en passe, voilà qu’on vient nous chercher à domicile sur notre ordinateur. Internet vit grâce à la pub, mais quand on vient trifouiller dans nos cookies pour savoir ce que l’on porte, achète, aime, cette méthode de marketing a franchi une limite : celle de la vie privée. Bravo bande de pirates suceurs de blé, maintenant, tout le monde sait qu’au lieu de finir mon papier, je bavais sur une robe.

novembre 14, 2009

Conversations téléphoniques

telephone

-         Ambassade de Telpays, bonjour

-         Oui bonjour, Dalyna, journaliste pour X, pouvez-vous me passer votre service de communication SVP ?

-         On n’a pas de service de communication

-         Ok, un service de presse ?

-         Oui, je vous le passe.

-         Oui allô Bonjour

-         Bonjour, je suis journaliste pour X, et je prépare un dossier tourisme. J’y suis allée il y a quelques temps, mais il y a une petite information que je n’arrive plus à retrouver : le prix d’entrée au musée de Telleville. Peut-être pouvez-vous m’aider ?

-         Vous n’êtes pas au bon endroit, nous on s’occupe des médias de Telpays. Je vous repasse le standard.

-         Ambassade de Telpays, bonjour

-         Oui re-bonjour, c’est à nouveau la journaliste. En fait, l’interlocuteur ne s’occupe pas de ce que je cherche, alors je vous explique : c’est tout simple, je cherche juste le prix d’entrée au musée de Telleville.

-         Je vous passe quelqu’un à la culture.

-         Merci.

-         Bonjour

-         (disque rayé) Bonjour, je suis journaliste pour X, et je prépare un dossier tourisme. J’y suis allée il y a quelques temps, mais il y a une petite information que je n’arrive plus à retrouver : le prix d’entrée au musée de telleville. Peut-être pouvez-vous m’aider ?

-         Euh… Regardez sur Internet…

-         (le piment commence à monter) Oui, en fait, vous pensez bien que si je vous appelle, c’est parce que j’ai déjà cherché sur Internet et que l’info n’y est pas…

-         Oui, mais là, je dois partir pour une heure et demie, rappelez-moi après…

Bip bip bip….

telephone_portable_venere


Rappel.

-         Ambassade de Telpays, bonjour

-         (le piment est au niveau du nez) Oui, RE-BONJOUR, je suis la journaliste qui vient de vous appeler. Je vais vous expliquer ce que je recherche car vous ne m’avez pas passé le bon interlocuteur. C’est tout simple, je cherche JUSTE le prix d’entrée au musée de Telleville. Donc y’a quelqu’un qui peut me renseigner ?

-         Ah oui, mais là, ce n’est pas la personne que vous avez eu, lui c’est un diplomate, il s’occupe des prix des œuvres, pas des musées ni du tourisme.

-         Ok ben passez-moi la personne au tourisme alors.

-         On n’a pas de service qui s’occupe de cela.

-         (vénère) Ah et vous ne pensez pas que vous nous auriez fait gagné 20 minutes si l’aviez dit dès le départ !

-         Pourquoi vous êtes agressive, je ne suis que la standardiste…

-         Je ne suis pas agressive ! (à peine) Mais depuis tout à l’heure, vous me balancez n’importe où. Pfff… au revoir.

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Zen, Dalyna, zen…



10 minutes plus tard. Reprise du combiné.

-         « Agence de tourisme spécialisée dans les voyages à Telpays », bonjour

-         Bonjour, je suis journaliste pour X, et je prépare un dossier tourisme sur Telleville. Je recherche le prix d’entrée du musée, vous le connaissez ?

-         Ah, X ! Justement, j’essayais de vous appeler vendredi dernier mais je n’ai pas réussi à vous joindre…

-         Oui, en fait, je vous appelle car…

-         Oui, moi avec mes séjours, je propose l’entrée gratuite au musée de Telleville vous savez. Mais là, je suis à l’extérieur, pouvez-moi me rappeler à 16 h ? Car en plus, j’ai un truc à vous dire.

-         (Il est 11h, pourquoi pas la semaine prochaine mais bon) Ok, je vous rappelle tout à l’heure, merci.

16h10

-         Bonjour, je suis la journaliste, je vous rappelle comme convenu…

-         Oui, mais j’ai du retard avec mon RDV, pouvez-vous me rappeler dans 30 minutes ? Je suis désolé…

Ok, au revoir. (Va au diable, connard !)

colère

Vive la présentation du numéro, Monsieur « Agence de tourisme spécialisée dans les voyages à Telpays », voyant qu’on ne le rappelle pas, me rappelle.

-         Oui bonjour, je suis disponible maintenant.

-         Je vous appelais tout à l’heure car je suis allée il y a quelques temps dans cette ville, mais il y a une petite information que je n’arrive plus à retrouver : le prix d’entrée au musée de Telleville. J’en  garde un bon souvenir, donc je voudrais en parler. Peut-être pouvez-vous m’aider ? Vous avez peut-être un catalogue sur cette ville…

-         Hum, moi, je suis une agence spécialisée dans le tourisme de Telpays et je voudrais vous parler de mes séjours… puisque vous parlez tourisme.

-         ?? Non, je ne représente pas la rédaction de X, je suis free lance, donc si vous avez une offre à faire, faut les contacter. De plus, je prépare un dossier de journalisme, pas avec de la pub déguisée…

-         Ok… (déçu)

-         Et donc, pour l’information que je cherche, vous pouvez m’aider ? Car j’ai recherché l’info partout, mais impossible de la retrouver…

-         Non, mais tout dépend comment on cherche, il faut savoir qui contacter.

-         (Et condescendant avec ça) Non non, j’ai même appelé l’ambassade, donc ça va… Pourquoi, VOUS, vous comptez appeler qui ? (Vénère)

-         On est jeudi, je peux vous avoir l’info dimanche

-         (MDR) Non mais attendez, ce matin, vous me disiez bien que vous offriez l’entrée au musée avec vos séjours.

-         Oui.

-         Donc, vous offrez l’entrée, mais vous ne connaissez pas son prix initial ?

-         (mal à l’aise) Oui, mais vous savez, ça change tout le temps…

-         Ah ben si ça change tout le temps, ce n’est pas la peine de chercher alors, je ne vais pas écrire une info qui va être fausse au bout de 15 jours !

-         (gêné, qui s’enfonce) Non non, pas tous les 15 jours… mais là, je peux avoir le prix pour 2010. De toute façon, c’est normal que vous ne trouviez pas, c’est Telpays !

-         (en mode Daria) Et alors ? Ce n’est pas un pays comme les autres ?

-         Non ! Et c’est justement ce qui fait son charme !

-         Euh… non, je ne crois pas, non, ce n’est vraiment pas ça qui fait son charme, au contraire !

-         Bon, euh, je vous donne l’info le dimanche, c’est ok, et je vous envoie le séjour qu’on propose pour cette destination.

-         Je vous ai bien dis que y’a peu de chances que le séjour soit retenu pour mon dossier, mais vous pouvez envoyer ok, au cas où y’a quelque chose de sympa… Ok pour l’info dimanche (MDR dans ma tête, pourquoi pas l’année prochaine).


Je reçois un mail avec les détails d’un circuit aux alentours de 850 € pour 6 jours. Le lendemain, j’obtiens finalement by my self le bon numéro pour appeler le musée. Le prix d’entrée est de 10 centimes d’euros. J’espère que le mec de l’agence arrive quand même à faire des bénéfices.

novembre 10, 2009

Do not disturb

manif

Malgré les constatations de l’étude du jour qui dit que les « français ont grossi » et que « cela s’explique par la quantité supérieure à la normale de sucre et graisse chez les hardiscounters », je reste fidèle à cette petite supérette qui me dépanne, pour un prix un tantinet moins cher sur quelques produits qu’ailleurs. Entre midi et deux, à une heure où mon Leader Price de quartier est souvent désert, j’en profite pour faire mes courses. Mais arrivée à la caisse, je trouve une caissière pliée en deux, qui souffle et se parle tout bas comme pour se donner du courage.

-         Ca va ? lui dis-je.

-         Oui…

Elle se redresse, me fait un sourire de circonstances, et commence à biper mes articles. Tandis que je range mes affaires, je la regarde du coin de l’œil, et je vois qu’elle s’arrête à nouveau entre deux bipages tout en tenant un coin de son ventre.

-         Ca va ? Vous êtes fatiguée…, lui ai-je dit à nouveau.

Elle se redresse de la même manière que la première fois, comme pour me faire oublier ce que j’ai vu, et elle me dit, toujours en souriant :

-         Oui… Je suis enrhumée et très fatiguée, c’est pour ça…

-         Faîtes-vous arrêter, lui dis-je, tout en sachant que dans cette société, on ne s’arrête pas forcément quand on est malade, et surtout pas dans la grande distribution. Elle m’en donne la confirmation en disant :

-         Je ne peux pas. Ma collègue s’est arrêtée et elle a pris un avertissement.

Je crois que rares sont les milieux où l’on est traité comme dans la grande distribution. Combien d’histoires rapportées de relations travaillant dans des conditions ultra difficiles où le salarié, en plus d’être très mal payé, est sous l’emprise totale des supérieurs qui se servent de leur pouvoir pour obtenir  tout qu’ils veulent, au détriment des droits les plus fondamentaux des travailleurs. Exemple : la grève. Dans la grande distribution, on observe des salaires de misère, et paradoxalement, c’est un secteur où les grèves sont quasi inexistantes. Et pour cause… Le personnel est interchangeable, le marché en crise, et les salariés savent bien qu’en cas de révolte, ils peuvent se retrouver dès le lendemain matin devant le Pôle Emploi.

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« Je peux pas, elle va me le faire payer ». Ca, c’est une autre phrase que les salariés du commerce connaissent bien puisqu’on me la ressort à chaque fois que je dis naïvement : « Mais pourquoi tu ne te sers pas de ton droit à la formation ? Pourquoi vous ne faîtes pas une grève ? Pourquoi tu ne te fais pas arrêter, attends soigne-toi, t’es pas bien… ».


A chacun de mes pourquoi, on me renvoie des répliques dignes d’un bon western : « Je ne peux pas, ma responsable va me le faire payer si je fais ça ». Comment ? En vous confiant à répétition les tâches les plus ingrates de votre travail, en vous planifiant sur les horaires les plus pénibles, en vous refusant vos jours de congés et j’en passe. Dans ces secteurs, vous êtes le maillon faible de la chaîne, forcé à vous adapter à la vie de votre entreprise. C’est celui qui rampera le plus, et le plus longtemps qui pourra espérer tirer son épingle du jeu. A ces horaires impossibles (sortie à 21, 22h30 parfois), et ces vies de familles désorganisées, on a ajouté à présent un nouvel objet de chantage dont pourront user et abuser les dirigeants : le travail le dimanche. Et une nouvelle raison aux salariés de se plier pour ne pas « qu’on leur fasse payer » leur désobéissance d’avoir voulu passer un moment avec leurs proches.


Depuis hier, c’est la grève dans Paris. C’est du moins ce qu’en disent les médias qui relayent l’info, car s’ils ne nous l’avaient pas dit, personne ne l’aurait remarqué. 2/3 rames pour le RER B, trafic normal pour le RER A. Un paradis pour les voyageurs, un enfer pour les cheminots qui vont devoir faire preuve d’imagination pour reconquérir leur droit de grève abattu par le service minimum. L’idée de Dominique Bussereau, ministre des transports en 2007, et Xavier Bertrand, ministre des affaires sociales, est une merveille d’ingéniosité : Faire passer une mesure soit disant en faveur des travailleurs et du service public et taire par la même les trop gênantes et fréquentes revendications sociales des employés de la Ratp et Sncf. Moi aussi, j’ai râlé, moi aussi, j’ai marché plus d’une heure pour rejoindre mon domicile, et j’ai même fait du stop de manière inconsciente. Mais le droit de grève ne devrait jamais être remis en question. Le service minimum, peu importe la façon dont on le présente, est une insulte et une façon subtile de déjouer ce droit fondamental pour lequel se sont tant battus les travailleurs.


Le seul lien entre ces thématiques est l’insupportable régression sociale à laquelle nous assistons. Et vous savez qui en est responsable : Ce gouvernement d’extrême droite qui ne cesse de faire plier le peuple un peu plus, un peu plus… Jusqu’à quand ? Ne nous laissons pas faire.

novembre 5, 2009

Une belle pièce d’identité

identité nationale pétain

Petain

 

petain france nouvelle

octobre 24, 2009

Christophe Alevêque est Super Rebelle

10-christophe-aleveque

Un jour, alors que je vivais chez mes parents, et que je regardais Ruquier sur France 2 dans une émission qui s’appelait « On a tout essayé », ma petite sœur fît une drôle de remarque.


-         Je lui trouve beau, lui…

-         Hein ? Qui ?, lui dis-je

-         Lui, là… Je le trouve charmant grave.


Lui là, c’était Christophe Alevêque. Je me souviens encore de cette anecdote, car je ne m’attendais pas à cette réflexion de ma jeune sœur de 17 ans, me pointant du doigt un homme de presque 30 ans son aîné. Et je m’en souviens aussi, parce qu’alors que je regardais cette émission d’un œil, le signalement de sa beauté m’a alors davantage concentrée sur l’identité de ce chroniqueur, auquel je ne prêtais pas attention jusque là. On n’est pas sérieux quand on a 23 ans non plus.


J’ai donc écouté plus attentivement cet humoriste… J’ai ri. J’ai aimé son cynisme qui ne repose pas sur la méchanceté, et le personnage de vieux ronchon qu’il s’est créé.  Après être entrée dans l’univers Alevêque, mélange de Desproges et de Coluche, j’ai découvert aussi son engagement, à gauche bien sûr. Où exactement ? il ne doit pas le savoir lui-même. Mais ses critiques du gouvernement, du PS, et de celui qui nous dirige (Répondant au nom de Zébulon) m’ont très vite séduite.



Je suis donc allée voir son dernier spectacle, « Christophe Alevêque est Super Rebelle !… enfin ce qu’il en reste » dimanche dernier au Théâtre du Rond Point où il s’est produit devant la presse. Il enchaîne des dates* un peu partout en France jusqu’au 30 avril 2010. Je ne dirais qu’une chose : foncez. C’était hilarant, j’ai ri du début à la fin. Il passe de la vie de famille aux actualités, d’une facilité étonnante. C’est bien écrit, frais, sans retenue. On est loin des fausses critiques même pas drôles à la méthode Anne Roumanoff, du genre je-taille-sarko-mais-en-fait-je-vote-trop-pour-lui.



Pour ceux qui ne peuvent pas voir Alevêque en spectacle, ou qui veulent en savoir plus tout simplement, il sort un livre en ce moment « Le petit Alevêque illustré », aux éditions Chiflet&Cie**. Encore une merveille de drôlerie écrit par Alevêque accompagnée de dessins de neuf illustrateurs comme Aurel, Sergio, Gad, et Carali.  Le tout donne un livre caustique, percutant et divertissant, à lire par exemple dans le métro en rentrant du boulot pour se rire un peu de cette société à la dérive.


le petit alevêque illustré

alevêque illustré 4ème de couverture

délation alevêque illustré def

égalité alevêque illustré

Banlieue alevêque illustré


*Voir le détail des dates sur son site Internet

** En librairie depuis le 22 octobre, 196 pages, 19.95 €

octobre 22, 2009

This is it for the last time

Ce matin, j’ai un message sur mon répondeur de la société Fedex, pour un colis en provenance de Grande-Bretagne. Je ne vois vraiment pas de quoi il s’agit. Humm, j’ai bien eu un appel d’une anglaise qui me demandait de confirmer mon adresse mail il y a 1 mois… C’est quoi, un cadeau ? Topshop qui veut me remercier d’avoir éclaté mon budget shopping en juillet dernier ? Non, faut pas rêver. J’appelle donc le service en leur disant que je n’attendais rien donc what is it ? Et là, ils me disent, Ticketmaster. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAh This is it okay ! Quelques heures plus tard, voici le matos.


Billet concert Michael jackson This is it

Petit effet 3D, difficilement perceptible sur photo

Petit effet 3D, difficilement perceptible sur photo

Accompagnés des billets, un petit livret avec quelques photos de l’artiste.

livret hommage Michael Jackson

livret Michael jackson hommage 2

livret hommage michael jackson 3

livret michael jackson 4

Je viens de faire un petit tour sur e-bay. Vous savez combien vaut un billet ?


Iznogoud ou Louis de Funes ? That is the question

Iznogoud ou Louis de Funes ? That is the question

"J'ai changé"

"J'ai changé"

Je déconne, je ne vais pas les vendre mes petites places. En revanche, la prochaine fois, je vous raconterai l’histoire de ces billets de banque !

octobre 20, 2009

Le scoop du jour

precher pour sa paroisse

Un élu UMP a jugé « ridicule » la polémique autour de l’élection probable de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad. Il a ajouté aussi “Un homme, quand il a des qualités, qu’il ait 20 ans ou 40 ans, il doit mériter son poste à juste titre“.


Cet élu s’appelle David Douillet. Je sais pas vous, mais moi, je suis trop choquée de cette prise de position.

octobre 19, 2009

L’oeil du tigre, man


l'oeil du tigre stalone

Oui, je sais fidèle lecteur ce que tu te dis quand t’arrives sur mon blog : « C’est quoi ce blog décédé, en jachère, qui ose en plus s’intituler Revue de Presse ? ». J’avoue.


Mais en même temps, je t’avais prévenu. Depuis que j’ai lâché mon taf de merde, ben c’est que Dalyna, elle travaille un peu histoire de se dire qu’elle ne l’a pas fait pour rien. Du coup, ce blog est complètement délaissé. Du moins, revue de presse parlant. Car paradoxalement, j’ai des tas de choses à dire. Le hic, c’est que cela concerne plutôt ma petite life, et donc le journalisme, plutôt que l’actualité.


Je vais vous expliquer un truc. Un gros scoop, un truc qu’on ne m’avait jamais dit et que j’ai du découvrir toute seule comme une grande : figurez-vous qu’un pigiste, avant d’être un journaliste, c’est un bon commercial. Et oui, et si je l’avais su, croyez-moi, au lieu de faire un cursus journalisme, je me serais plutôt orientée en école de commerce pour connaître les bases. Ca m’aurait économisé des mois de galère à comprendre et décoder comment ça se passe dans le business.


Voici une journée-type de pigiste. On se lève, on prend un petit déj tranquille, comme tout le monde, tout en tentant de s’informer un peu de ce qui s’est passé dans le monde. En général, ce n’est pas très intéressant en tant que tel, c’est plutôt quand on croise les infos entre elles que ça peut donner une dimension. Après avoir pris son Kellogg’s, direction l’ordinateur donc. Si t’as une idée d’article, tu commences par faire ta pré-enquête en prenant des contacts divers, passant des petits coups de fil à droite à gauche. Si tu sens que y’a matière à développer, tu commences à écrire ce qu’on appelle un synopsis, sorte de résumé de l’article en mode teasing, que tu enverras ensuite aux rédac chefs. Jusqu’ici, tout va bien. En revanche, si t’as pas d’idées, t’es un peu dans la merde, mais passons.


Une fois que t’as écrit ton synopsis, nous voilà dans la 2ème phase et c’est là où ça devient bien galère. Je t’explique le truc, tu sors ton Guide de la pige, ton carnet d’adresses, et tu commences le merveilleux travail de démarchage : par mail, par tel, par télégramme, c’est comme tu veux. Ce qui compte est d’en envoyer un maximum. Pourquoi ? Parce que sur 45 mails environ, tu peux espérer une seule réponse positive. Le reste, c’est soit du « Super, mais on n’a pas de budget piges en ce moment » (C’est ballot), ou « Ce n’est pas notre style » (là, ça veut dire que t’as un peu merdé niveau ciblage, mais 45 mails aussi, y’à de quoi s’embrouiller), et le top du top du mail, je ne l’ai eu qu’une fois, mais franchement, il m’a tellement plu que je vous le met ici « Non, merci » (mot**r fuc**r). Si ça, c’est pas la classe comme réponse. Je préfère encore le vent du nord.


En général, cette phase intensive de démarchage est une période terrible. Elle dure une semaine environ, pendant laquelle vous passez par toutes les phases émotionnelles du monde. L’enthousiasme, le stress, le doute, et… le blues. Ouais, parce que quand t’as bossé une semaine sur un sujet, que tu l’as envoyé à toutes les rédactions de France et de Navarre, et que tu te retrouves sans réponse alors que tu sens que c’est un bête de sujet, y’a un moment où t’en peux plus. Ca m’arrive quasiment tout le temps. C’est le moment où en tant que pigiste, on est testé par le Dieu du journalisme à fond. Où je me maudis d’avoir choisi ce métier, ou j’ai envie d’envoyer des colis piégés… En général, je me contente d’éteindre mon ordi de merde qui me débecte, et j’allume la télé. Je regarde Delarue, je vis mon chagrin à fond. J’écoute les témoins raconter leurs histoires à deux balles. Ouais, moi quand je vais mal, j’aime bien le faire à fond tu vois. Le trou noir. Parfois, une larme coule même sur ma joue. Et puis, après 30 minutes de déprime intense, avec l’énergie du désespoir, tu te dis que t’en as rien à foutre, que tu vas les harceler s’il le faut. Tu rallumes donc ton ordi et tu recommences ton boulot de commercial…


Et puis, à un moment donné, quand le Dieu du journalisme t’as bien éprouvée, il finit quand même par être clément. T’es en mode Stalone, œil du tigre, et tout d’un coup, tel un sésame, un rédacteur en chef intelligent a compris l’intérêt de ton sujet. Mieux, il te passe commande. Et là, t’es trop ému, tu sais pourquoi ? Parce que pour la première fois depuis une semaine, tu vas enfin faire ton métier. Tu vas virer ton habit de commercial tant détesté, et tu renfiles celui de journaliste, qui écrit, bosse sur son sujet. Du coup, t’es tellement content, que t’as limite envie de faire péter le champagne le soir même.


A suivre…